Le symptôme est toujours le même : des demandes de devis pour des petits travaux que vous ne voulez plus faire, et aucune pour les chantiers rentables. La cause, elle, est presque toujours structurelle.
Dans ce métier, l'erreur de départ se répète avec une régularité déconcertante. Une seule campagne mélange dépannage, rénovation et bornes de recharge, avec la même annonce pour tout le monde. Le particulier en panne ne voit pas le mot « dépannage », et le propriétaire qui veut une borne ne voit pas qu'on sait les poser. Les deux passent leur chemin.
Le clic sur « électricien » se négocie souvent entre 2 et 5 €, mais « borne de recharge » monte plus haut parce que les installateurs spécialisés se battent dessus. Autrement dit, chaque clic inutile a un prix connu, et une campagne mal découpée en achète des centaines avant que vous ne le remarquiez sur la facture.
Le second piège est de juger la campagne au mauvais indicateur. Le dépannage paie la journée, la mise en conformité paie le mois. Une campagne qui ne ramène que du dépannage sous-exploite votre vraie marge. Un compte qui génère peu de contacts mais les bons peut être bien plus rentable qu'un compte affichant un volume flatteur.
On crée un groupe par intention — dépannage, mise en conformité, borne de recharge — avec une annonce et une page d'arrivée propres à chacun, puis on arbitre le budget vers celle qui ramène les devis les plus gros.
Règle simple : si deux recherches appellent deux réponses commerciales différentes, elles ne doivent jamais partager le même groupe d'annonces.C'est l'étape la plus rentable et la plus négligée. Dans votre métier, le budget fuit systématiquement vers des recherches comme école, formation électricien, offre d'emploi, schéma gratuit, matériel électrique pas cher, auto-installation. Chacune de ces requêtes amène un visiteur qui ne vous achètera jamais rien, et vous la payez au même prix qu'un client potentiel.
Ouvrez le rapport des termes de recherche de votre compte et parcourez les cent dernières requêtes payées : il y a généralement de quoi exclure pendant une heure.Diffuser partout et tout le temps est le réflexe par défaut, et c'est une erreur coûteuse. Les mises en conformité suivent le rythme des ventes immobilières, donc le printemps et la rentrée. Les bornes de recharge, elles, progressent toute l'année avec les immatriculations électriques. Le calendrier de diffusion doit suivre ce rythme, et le rayon doit s'arrêter là où le déplacement cesse d'être rentable pour vous.
Coupez la diffusion aux heures où personne ne décroche. Un clic payé à 3 h du matin est un clic perdu.Un visiteur qui clique sur une annonce précise et atterrit sur une page d'accueil générique repart presque toujours. La page doit reprendre les mots de sa recherche, répondre à sa question implicite et proposer une seule action évidente. Ajoutez une page dédiée aux bornes de recharge : c'est la demande qui grimpe le plus vite et presque personne ne la traite correctement en Belgique.
Une page par intention vaut mieux qu'une belle page unique : c'est aussi ce qui fait monter votre niveau de qualité et baisser mécaniquement votre coût par clic.Sans suivi des appels et des formulaires, vous optimisez à l'aveugle — et Google optimise vers ce qu'il sait mesurer, c'est-à-dire les clics. En branchant la mesure des contacts, l'algorithme se met à chercher des gens qui vous contactent. L'indicateur à garder sous les yeux dans votre métier reste le montant moyen des devis demandés, bien plus que le nombre brut de contacts.
Tant que la conversion n'est pas mesurée, aucune campagne ne peut être jugée. C'est à installer avant même de retoucher les enchères.Chaque ligne correspond à une fuite observée régulièrement sur les comptes de ce métier, avec son symptôme et sa correction.
| Fuite | Symptôme visible | Correction | Effet attendu |
|---|---|---|---|
| Requête large non filtrée | Beaucoup de clics, peu de contacts | Expression exacte + négatifs | Coût par contact divisé |
| Campagne fourre-tout | Annonces à côté du sujet | Un groupe par intention | Meilleur niveau de qualité |
| Aucune mesure des appels | Impossible de dire ce qui marche | Suivi des appels et formulaires | Optimisation enfin pilotable |
Presque jamais en premier. Augmenter le budget d'une campagne mal découpée revient à acheter davantage de clics inutiles. On corrige d'abord le découpage, les négatifs et la mesure ; on augmente ensuite, quand chaque euro supplémentaire produit un contact identifiable.
Les corrections de ciblage et de mots-clés négatifs agissent en quelques jours sur le coût par clic. Les enchères automatiques, elles, ont besoin de deux à trois semaines de données de conversion pour réapprendre. Juger un compte reconfiguré avant trois semaines n'a pas de sens.
Le clic sur « électricien » se négocie souvent entre 2 et 5 €, mais « borne de recharge » monte plus haut parce que les installateurs spécialisés se battent dessus. Le niveau de qualité joue ensuite : une annonce et une page bien alignées sur la recherche paient mécaniquement moins cher que la concurrence pour la même position.
Oui, parce que la demande se déclenche sur des recherches très intentionnelles, par exemple tableau électrique vétuste à mettre en conformité avant une vente. Le canal n'est pas en cause, c'est son réglage qui fait la différence.
Le rapport des termes de recherche. Il montre les requêtes réelles que vous avez payées, et il révèle en général en cinq minutes où part l'argent.
Donnez-nous votre budget mensuel, vos résultats actuels et votre zone. On vous dit où part l'argent et ce qui se corrige en premier.
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